Poésie

Toute poésie vraie est inséparable de la Révolution.
L’histoire, la révolution, l’amour ne vont à leurs hauts paroxysmes que par la folie de la poésie.
La poésie, comme l’art, est inséparable de la merveille.
La poésie est une solitude… et nous sommes des moines qui échangent des silences.
La poésie est une religion sans espoir.
La poésie n’a de rôle à jouer qu’au-delà de la philosophie.
En présence de la mort d’un petit enfant, l’Art et la Poésie ressemblent vraiment à de très grandes misères.
La poésie, notre poésie se lit comme le journal. Le journal du monde qui va venir.
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir: son haleine différemment l’embue.
Il n’y a pas de poésie, si lointaine qu’on la prétende des circonstances, qui ne tienne des circonstances sa force, sa naissance et son prolongement.