Générosité

Haïr, c’est aimer, c’est sentir son âme chaude et généreuse, c’est vivre largement du mépris des choses honteuses et bêtes…
La générosité souffre des maux d’autrui, comme si elle en était responsable.
Méfiez-vous du premier mouvement, il est toujours généreux.
Il y a beaucoup moins d’ingrats qu’on ne croit – car il y a bien moins de généreux qu’on ne pense.
L’homme généreux invente même des raisons de donner.
La générosité n’est souvent que l’aspect intérieur que prennent nos sentiments égoïstes quand nous ne les avons pas encore nommés et classés.
La femme est plus généreuse que l’homme, et elle ne s’attache pas seulement, comme celui-ci, à la beauté extérieure.
Les fables de La Fontaine sont plutôt la philosophie dure, froide et égoïste d’un vieillard que la philosophie aimante, généreuse, naïve et bonne d’un enfant. C’est du fiel.
Comme rien n’est plus précieux que le temps, il n’y a pas de plus grande générosité qu’à le perdre sans compter.
Il y a autant de générosité à recevoir qu’à donner.