Calvin

Si on nous apporte sous le titre de l’esprit quelque chose qui ne soit contenue en l’Evangile, ne le croyons pas.
Sachons que Dieu nous met devant les yeux autant de miroirs de sa vengeance pour nous faire priser la dignité et excellence de son Evangile.
Nous ne sommes que terre et poudre et toutes nos vertus ne sont que fumée qui s’écoule et s’évanouit.
Les païens ont bien connu qu’il y avait quelque divinité souveraine, mais ils ont toujours voulu avoir une garenne de petits dieux à leur porte.
La vraie pénitence est ferme et constante: pourtant, elle nous fait, non pas pour un jour ou une semaine, mais sans fin et sans cesse, batailler contre le mal qui est en nous.
La majesté de Dieu est trop haute pour dire que les hommes mortels y puissent parvenir, vu qu’ils ne font que ramper sur la terre comme petits vers.
Il faut que nous ayons un coeur bien dompté, devant que pouvoir profiter en l’école de Dieu.
C’est quasi le propre de la parole de Dieu, que jamais elle ne vient en avant, que Satan ne s’esveille et escarmouche.
C’est la ruse ordinaire de Satan de corrompre et abâtardir par tous moyens qu’il peut la bonne semence de Dieu, afin qu’elle ne mûrisse point pour apporter fruit.
C’est chose notoire que l’homme ne parvient jamais à la pure connaissance de soi-même jusqu’à ce qu’il ait contemplé la face de Dieu, et que, du regard de celle-ci, il descende à regarder soi.