Orgueil

Le plus farouche orgueil naît surtout à l’occasion d’une impuissance.
Les scrupules sont fils de l’orgueil le plus fin.
La bienfaisance est bien plutôt un vice de l’orgueil qu’une véritable vertu de l’âme.
On est orgueilleux par nature, modeste par nécessité.
C’est l’orgueil qui fait dire non, et la faiblesse oui. La modestie peut également dire les deux sans passion.
La cruauté est le remède de l’orgueil blessé.
Si haut que l’on soit place, on n’est jamais assis que sur son cul.
Il faut craindre que l’ambition ne soit la couverture de l’orgueil, mais que la modestie ne soit qu’un prétexte à la paresse.
Quand l’orgueil chemine devant, honte et dommage suivent de près.
Si nous n’avions point d’orgueil, nous ne nous plaindrions pas de celui des autres.