Malheur

Le malheur est un marche-pied pour le génie, une piscine pour le chrétien, un trésor pour l’homme habile, pour les faibles un abîme.
En se résignant, le malheureux consomme son malheur.
Etre heureux, ce n’est pas bon signe, c’est que le malheur a manqué le coche, il arrivera par le suivant.
Le bonheur on s’y fait, le malheur on ne s’y fait pas, c’est ça la différence.
Les malheureux sont ingrats. Si j’acceptais ma malchance, je la justifierais.
Il n’y a pas d’imprévu favorable. L’imprévu, c’est toujours un malheur qu’on n’attendait pas.