Jeunesse

La jeunesse est cet heureux temps où l’on devrait plutôt dire qu’on ne doute de rien plutôt que de dire qu’on n’y doute pas de soi.
Il nous faut en riant instruire la jeunesse, reprendre ses défauts avec grande douceur, et du nom de vertu ne lui point faire peur.
La jeunesse est une religion dont il faut toujours finir par se convertir.
La jeunesse est une ivresse continuelle: c’est la fièvre de la santé – c’est la folie de la raison.
La jeunesse se flatte, et croit tout obtenir: la vieillesse est impitoyable.
Il ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé, pour être avare.
Pour la jeunesse, le bonheur c’est jouir. Ne pas souffrir est le bonheur de l’âge.
La jeunesse, c’est la passion pour l’inutile.
Ah! jeunesse – l’homme ne la possède qu’un temps et le reste du temps la rappelle.
La jeunesse ne peut commander à soi-même, cet âge toujours porte une fureur extrême.