Absolu

Il n’est pas absolument impossible qu’une personne qui se trouve dans une grande faveur perde un procès.
Le réel n’est pas plus nécessaire que le possible, car le nécessaire est absolument différent des deux.
L’isolement n’est pas la solitude absolue, qui est cosmique – l’autre solitude, la petite solitude n’est que sociale.
Il n’y a de définitif et d’absolu que les lois du beau.
Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue.
L’homme ne sait pas se faire absolument dur, et son gel demeure toujours imparfait quand il s’y mêle une paille de tendresse.
Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances.
Le couple heureux qui se reconnaît dans l’amour défie l’univers et le temps – il se suffit, il réalise l’absolu.
L’absolu n’a besoin de rien. Ni de dieu, ni d’ange, ni d’homme, ni d’esprit, ni de principe, ni de matière, ni de continuité.
Qui t’autorise à parler de l’absurdité d’un monde auquel tu ne peux comparer nul autre? Existe-t-il donc une absurdité absolue?