Mystère

La vie est un mystère, et non pas un délire.
Il est difficile de définir l’amour. Dans l’âme c’est une passion de régner, dans les esprits c’est une sympathie, et dans le corps ce n’est qu’une envie cachée et délicate de posséder ce que l’on aime après beaucoup de mystères.
La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le mystère des choses.
Chaque fois que l’aube paraît, le mystère est là tout entier.
Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur.
Le mystère est une position trop favorable pour qu’un esprit bien élevé s’y maintienne.
La banalité est faite d’un mystère qui n’a pas jugé utile de se dénoncer.
En un sens le mystère de l’incarnation se répète en chaque femme – tout enfant qui naît est un dieu qui se fait homme.
L’amour véritable s’enveloppe toujours des mystères de la pudeur, même dans son expression, car il se prouve par lui-même – il ne sent pas la nécessité, comme l’amour faux, d’allumer un incendie.
L’existence m’apparaît comme la machination d’un mystère si fantastique et si théâtral que je tremble toujours de ne pas remplir congrûment le rôle qui m’y fut assigné.