Stendhal

Une femme n’est puissante que par le degré de malheur dont elle peut punir son amant.
Une collection de baïonnettes ou de guillotines ne peut pas plus arrêter une opinion qu’une collection de louis ne peut arrêter la goutte.
Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route.
Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c’est l’âme du lecteur.
Un fils est un créancier donné par la nature.
Rien ne rend méchant comme le malheur. Voyez les prudes.
On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère.
On ne se console pas des chagrins, on s’en distrait.
Qu’une femme sage ne se donne jamais la première fois par rendez-vous. Ce doit être un bonheur imprévu.
Quelle est la grande action qui ne soit pas un extrême au moment où on l’entreprend? C’est quand elle est accomplie qu’elle semble possible aux êtres du commun.