Eschyle

Quand un mortel s’emploie à sa perte, les dieux viennent l’y aider.
On ne lutte pas contre la force du destin.
On fait le délicat dans les jours de bonheur.
Les voies de la pensée divine vont à leur but par des fourrés et des ombres épaisses, que nul regard ne saurait pénétrer.
Du succès les mortels ne se rassasient jamais.
La mort est plus douce que la tyrannie.
Le malheur ne distingue pas et, dans sa course errante, il se pose aujourd’hui sur l’un et demain sur l’autre.
Il est aisé à qui n’a pas le pied en pleine misère de conseiller, de tancer le malheureux.
Il est peu d’hommes enclins à rendre hommage, sans quelques mouvements d’envie, au succès d’un ami.
La mesure est le bien suprême.