| Johnson, Samuel
(1709-1784), poète, critique, essayiste et lexicographe anglais, l'une
des figures majeures de la littérature du XVIIIème siècle, célèbre pour
son bon goût, la force et l'équilibre de sa prose et ses mots d'esprit.
Souvent appelé Dr.Johnson par ses contemporains, Johnson naquit à Lichfield,
où il fit ses études et acquit, grâce aux livres de son père, libraire,
une grande connaissance des auteurs classiques. En 1731, il créa une
école à Lichfield et se lia d'amitié avec l'un de ses élèves, David
Garrick, qui devint par la suite un acteur célèbre. Ayant gagné Londres
en 1737, il rédigea, de 1741 à 1744, des articles pour le Gentleman's
Magazine, publia dans l'anonymat en 1738 son premier grand poème,
Londres, qui connut un succès immédiat et lui valut l'admiration
de Pope. Dès 1747, Johnson entreprit le Dictionnaire de la langue
anglaise, qui parut en 1755 et qui établissait les bases de l'étude
historique de la langue anglaise. Dans le même temps, il composa
la Vanité des désirs humains (1749), long poème inspiré de la dixième
satire de Juvénal, fonda The Rambler, périodique dans lequel
il publia, entre 1750 et 1752, un nombre considérable d'essais sur la
littérature, la critique et la morale, puis édita The Idler (1758-1760)
et donna en 1759 l'Histoire de Rasselas, prince d'Abyssinie,
romance en prose sur la quête du bonheur par un jeune homme, qui inspirera
à Beckford son Vathek. L'immense succès du « Dictionnaire Johnson »
le fit considérer comme le censeur de l'Angleterre littéraire et lui
valut l'amitié de Reynolds, qui fit son portrait, celle de Boswell qui
consigna pendant 21 ans ses conversations et ses activités (Vie de
Samuel Johnson, 1791), celle d'Edmund Burke et d'Oliver Goldsmith
avec lesquels il se retrouvait dans les salons et les clubs. Il édita
Shakespeare, en huit volumes, avec des commentaires précis sur
les personnages des pièces. Sa dernière œuvre, Vie des poètes anglais
les plus célèbres (1781), écrite avec « le désir honnête de donner
un plaisir utile » mêle indistinctement élements biographiques et critique
littéraire. Ce que j'ai gagné à voyager en France, c'est surtout le fait d'avoir appris à mieux me contenter de mon propre pays.
Il vaut mieux vivre riche que mourir riche.
L'Ecosse, c'est l'Angleterre en pire.
La citation classique est le mot de passe des lettrés.
La musique est le seul plaisir sensuel sans vice.
Le patriotisme est l'ultime refuge d'un gredin.
Les Irlandais sont des gens justes: ils ne disent jamais du bien les uns des autres.
Nul lieu n'offre de la vanité des espérances humaines une preuve plus frappante qu'une bibliothèque publique.
On n'essaierait jamais rien s'il fallait d'abord répondre à toutes les objections.
Peu de choses sont impossibles à qui est assidu et compétent... Les grandes oeuvres jaillissent non de la force mais de la persévérance.
Tout homme a le droit de dire ce qu'il croit la vérité, et tout autre a le droit de l'assommer pour cette bonne raison.
Un second mariage est le triomphe de l’espérance sur l’expérience.
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