| Foch, Ferdinand
(1851-1929), maréchal de France, commandant des armées alliées sur
le front de l'Ouest pendant les dernières campagnes de la Première Guerre
mondiale. Foch fut affecté au corps d'artillerie de l'armée française
en 1873 et devint professeur de stratégie à l'École supérieure de guerre
en 1894. Ses conférences et ses traités militaires (Conduite de la
guerre, 1904) firent de lui l'un des principaux théoriciens militaires
français. Au début de la Première Guerre mondiale, à la tête de la IXème
armée, il contribua à la victoire de la bataille de la Marne, en septembre
1914. En octobre, Foch fut chargé de la coordination des troupes françaises,
belges et anglaises constituant les forces alliées dans le nord-est
de la France. Durant l'année 1915, il mena les offensives de l'Artois.
Général commandant les armées alliées dans le Nord en 1916, il devint,
en 1917, chef d'état-major général de l'armée française en remplacement
de Pétain. La grande offensive allemande en France au printemps 1918
révéla le besoin urgent d'unité du commandement allié. En mars 1918,
Foch fut nommé, après la conférence franco-britannique de Doullens,
généralissime des armées alliées. Après quelques revers, il mit un terme
à l'offensive de la Somme en avril 1918, mena avec succès la seconde
bataille de la Marne (juillet 1918) et lança l'offensive générale le
8 août 1918. Élevé au grade de maréchal de France dès le mois d'août
1918, Foch signa l'armistice le 11 novembre 1918. Entré à l'Académie
française, président du Conseil supérieur de la guerre en 1919, il critiqua
les clauses punitives du traité de Versailles vis-à-vis de l'Allemagne.
Pour lui, seul le renforcement de la frontière du Rhin pouvait assurer
à la France une paix durable avec son voisin. Il n'y a pas d'homme cultivé, il n'y a que des hommes qui se cultivent.
Ne me dites pas que ce problème est difficile. S'il n'était pas difficile, ce ne serait pas un problème.
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