| Eluard, Paul (1895-1952,
pseudonyme d'Eugène Grindel), poète français qui joua un rôle important
au sein du mouvement surréaliste. Obligé d'interrompre ses études pour
rétablir sa santé gravement menacée (1912), il fut néanmoins mobilisé
en 1914, puis publia ses premiers poèmes, marqués par son adhésion aux
idées pacifistes (le Devoir et l'Inquiétude, 1917 ; Poèmes
pour la paix, 1918). Au lendemain de la Grande Guerre, il fit la
connaissance de Breton, d'Aragon, de Soupault, de Tzara, de Magritte,
de Man Ray, ou encore de Miró, et participa au mouvement Dada (les
Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux, 1920 ;
les Nécessités de la vie et les Conséquences des rêves, 1921), avant
d'être admis dans le groupe de Littérature et de s'engager dans l'aventure
surréaliste (Mourir, ne pas de mourir, 1924). Au cours d'un voyage
autour du monde, il fit la rencontre de Maria Benz (Nusch), qui devint
sa muse et qui lui inspira certains de ses plus beaux poèmes d'amour
(Capitale de la douleur, 1926 ; l'Amour, la poésie, 1929
; la Vie immédiate, 1932). Entré au Parti communiste en 1926,
il en fut exclu en 1933, mais n'en milita pas moins pour une poésie
sociale et accessible à tous (les Yeux fertiles, 1936 ; Cours
naturel, 1938 ; Donner à voir, 1939), prit position en faveur
de l'Espagne républicaine (la Victoire de Guernica, 1938), puis,
s'engagea dans la Résistance et publia plusieurs ouvrages dans la clandestinité
(parmi lesquels Poésie et Vérité 1942, qui comprend le célèbre
poème "Liberté" ; les Sept Poèmes d'amour et de guerre, 1943
; les Armes de la douleur, 1944). Outre ses autres recueils poétiques
(Poésie ininterrompue, 1946 ; Corps mémorables, 1947 ;
Tout dire, 1951), dans lesquels il se révéla un remarquable créateur
d'images ("La terre est bleue comme une orange"), on lui doit une
Anthologie de la poésie du passé (1951). ... Un coeur n'est juste que s'il bat au rythme des autres coeurs.
C'est à partir de toi que j'ai dit oui au monde.
Ce qui a été compris n'existe plus.
Chacun est l'ombre de tous.
Et par le pouvoir d’un
mot
Il faut toujours abuser de sa liberté.
Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité.
Il n'y a pas de grandeur pour qui veut grandir. Il n'y a pas de modèle pour qui cherche ce qu'il n'a jamais vu.
Il n'y a qu'une vie c'est donc qu'elle est parfaite.
Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre.
Il nous faut peu de mots pour exprimer l'essentiel; il nous faut tous les mots pour le rendre réel.
J'ai eu longtemps un visage inutile, mais maintenant j'ai un visage pour être aimé, j'ai un visage pour être heureux.
Jeunesse ne vient pas au monde elle est constamment de ce monde.
L'homme n'est pas vieux comme le monde, il ne porte que son avenir.
Le jour est paresseux mais la nuit est active.
Mieux vaut mourir d'amour que d'aimer sans regrets.
Nous n'irons pas au but un par un mais par deux.
On a le monde derrière soi et devant soi. L'oeuvre accomplie est oeuvre à faire, car, le temps de se retourner, elle a changé.
On transforme sa main en la mettant dans une autre.
Par la caresse nous sortons de notre enfance mais un seul mot d'amour et c'est notre naissance.
Pleure: les larmes sont les pétales du coeur.
Vieillir c'est organiser
Voici demain qui règne aujourd'hui sur la terre.
«Le bien et le mal doivent leur origine à l'abus de quelques erreurs.»
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