| Daudet, Alphonse
(1840-1897), romancier et conteur français. Né à Nîmes le 13 mai
1840, Alphonse Daudet fit ses études secondaires à Lyon. Jeune provincial
monté à Paris, il y connut des débuts difficiles. Il occupait le poste
de secrétaire auprès du duc de Morny, personnage influent du second
Empire, quand celui-ci mourut subitement, en 1865: cet événement fut
le tournant décisif de la carrière de Daudet. Dès lors, ce dernier ne
se consacra plus qu'à l'écriture, non seulement comme chroniqueur —notamment
au Figaro— mais aussi comme romancier. C'est après un voyage en Provence
qu'il commença à rédiger les premiers textes des Lettres de mon moulin.
Daudet obtint de Villemessant, le directeur du journal l'Événement,
de publier en feuilleton ses Lettres pendant tout l'été 1886, sous le
titre de Chroniques provinciales. Certains des récits de ce recueil
sont restés parmi les histoires les plus populaires de notre littérature:
c'est le cas de la Chèvre de M.Seguin, des Trois Messes basses
ou de l'Élixir du révérend père Gaucher. Le premier vrai roman
de Daudet, le Petit Chose (1868), était largement autobiographique
puisqu'il évoquait de façon à peine romancée ses souvenirs de maître
d'étude au collège d'Alès. C'est seulement en 1874 que Daudet aborda
le roman de mœurs, avec Fromont jeune et Risler aîné, qui fut
suivi par d'autres romans du même type, comme Jack (1876),
le Nabab (1877), les Rois en exil (1879), Numa Roumestan
(1881) ou l'Immortel (1883). Malgré son intense activité de romancier
et de dramaturge (il écrivit dix-sept pièces), Daudet ne négligea pas
pour autant ses travaux de conteur: en 1872, il créa son personnage
mythique, Tartarin de Tarascon, célèbre hâbleur dont les aventures se
déroulaient sur plusieurs volumes. Les Contes du lundi (1873),
recueil de contes sur la guerre franco-prussienne, témoignent aussi
de son goût pour ce genre et pour les récits merveilleux. Alphonse Daudet
est mort à Paris en 1897. A quinze ans, vingt ans tout au plus, on est déjà achevé d'imprimer.
Il y a deux Midi. Le Midi bourgeois, le Midi paysan. L'un est comique, l'autre est splendide.
L'épithète doit être la maîtresse du substantif, jamais sa femme légitime.
La gourmandise commence quand on n’a plus faim.
La haine, c'est la colère des faibles!
La meilleure façon d’imposer une idée aux autres, c’est de leur faire croire qu’elle vient d’eux.
La vie, c'est une boite d'instruments qui piquent et coupent. A toute heure nous nous ensanglantons les mains.
Le jour, c'est la vie des êtres, mais la nuit, c'est la vie des choses.
Les femmes aiment à consoler, et porter ses chagrins de coeur en écharpe est la meilleure façon de réussir auprès d'elles.
L’homme du Midi ne ment pas, il se trompe. Il ne dit pas toujours la vérité, mais il croit la dire.
Où serait le mérite, si les héros n'avaient jamais peur?
Voyez-vous, mes enfants, quand le blé est mûr, il faut le couper; quand le vin est tiré, il faut le boire.
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