Proverbes et citations
 
 

Jaurès (Jean) - citations

Jaurès, Jean (1859-1914), homme politique français, philosophe, historien et théoricien socialiste. Né à Castres (Tarn), issu de la moyenne bourgeoisie, il fut un brillant élève, et échappa rapidement à la condition paysanne et provinciale, tout en restant très attaché à sa région d'origine. Entré à l'École normale supérieure en 1878, à vingt ans, il fit la connaissance du bibliothécaire et philosophe Lucien Herr avant de retourner enseigner à Albi, non loin de sa ville natale. Attiré très jeune par la politique, il éprouva une grande admiration pour Léon Gambetta et Jules Ferry. En 1885, il entra à l'Assemblée nationale comme député centre-gauche du Tarn, aux côtés des républicains opportunistes. Battu aux élections de 1889, il se consacra pendant trois ans à la rédaction de sa thèse, intitulée De la réalité du monde sensible: les origines du socialisme allemand chez Luther, Kant, Fichte et Hegel (1891) et à l'enseignement à la faculté des lettres de Toulouse. À partir de 1893, il épousa pleinement la carrière politique en devenant député de la ville minière de Carmaux, siège qu'il conserva jusqu'à sa mort, sauf entre 1898 et 1902. Il adhéra alors au parti ouvrier français et lutta pour l'unité du mouvement socialiste. En 1898, il prit position pour la reconnaissance de l'innocence de Dreyfus (Preuves, 1898) et s'opposa à de nombreuses reprises à Jules Guesde, partisan d'un marxisme dogmatique. C'est ainsi qu'il soutint la participation du socialiste A. Millerand au gouvernement Waldeck-Rousseau (1899) ainsi que le cabinet radical-socialiste de Combes, de 1902 à 1905. En 1904, il fonda le journal l'Humanité. L'année suivante, il fut l'un des principaux artisans de la fusion des deux partis socialistes français qui donnèrent naissance à la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière). Orateur hors pair, doté d'un charisme certain, Jaurès finit par l'emporter sur les guedistes, plaidant pour une unité dans la République car, disait-il, «sans la République le socialisme est impuissant et sans le socialisme la République est vide». En tant que parlementaire, Jaurès participa aux grandes batailles socialistes: lois pour l'enseignement, lois ouvrières. À partir de 1906, il s'efforça de faire progresser, par-delà l'unité socialiste, l'unité ouvrière avec la CGT et fut à l'origine du rapprochement entre les partis et les syndicats. En 1907, au congrès de Stuttgart puis à nouveau à Copenhague en 1910, il tenta d'obtenir le vote de motions précisant les moyens à employer pour empêcher la guerre (appel à la grève générale ouvrière) mais dut renoncer à son projet devant l'hostilité des sociaux-démocrates allemands. Violemment opposé à la politique coloniale et au camp nationaliste qui poussait à la guerre, il s'attira de très vives inimitiés et fut assassiné le 31 juillet 1914, alors qu'il s'apprêtait à mener une nouvelle campagne pour la paix. Penseur du socialisme et historien de la révolution, Jaurès a écrit de très nombreux ouvrages, parmi lesquels on peut citer Action socialiste (1899), Études socialistes (1901), Histoire socialiste de la Révolution française, 1789-1900 (1908).

C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source.

C'est qu'au fond, il n'y a qu'une seule race: l'humanité.

Donner la liberté au monde par la force est une étrange entreprise pleine de chances mauvaises.

Il est bien vrai que la beauté de la science et de l'art est consolatrice.

Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.

Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience.

L'oeuvre d'art, quand elle est vraiment belle, est quelque chose de complet, d'achevé.

Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire.

Parce que le milliardaire n'a pas récolté sans peine, il s'imagine qu'il a semé.

Qu'est-ce que l'idéal? C'est l'épanouissement de l'âme humaine. Qu'est-ce que l'âme humaine? C'est la plus haute fleur de la nature.

Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots.

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