| Cendrars, Blaise (1887-1961),
poète, romancier et essayiste français. De son vrai nom Frédéric Sauser,
il naquit le 1er septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds en Suisse, de père
suisse et de mère écossaise, et obtint la nationalité française pendant
la Première Guerre mondiale (1916). Il abandonna très vite ses études
pour se consacrer à sa passion des voyages errant à travers la Russie
d'abord, qui le marquera profondément, mais aussi l'Europe, les États-Unis
et l'Asie tout en exerçant divers métiers. Poète avant tout, il évoqua
dans son œuvre ses pérégrinations et ses aventures en les transposant
sur le mode mythique, y mêlant rêve et réalité. Il publia un premier
recueil devenu introuvable, Novgorod, la Légende de l'or gris et du
silence (1909) puis les Pâques à NewYork (1912). À Paris, où il s'établit
à partir de 1912, il fréquenta les milieux marginaux, les artistes et
les écrivains les plus modernes, tels que Fernand Léger, Guillaume Apollinaire
ou Max Jacob. Il participa activement à la vie littéraire d'avant-garde
et publia le célèbre ouvrage poétique, la Prose du Transsibérien et
de la petite Jehanne de France (1913), qui devait faire de lui une figure
très en vue du Paris littéraire. En 1914, il s'engagea dans la Légion
étrangère ; touché par un obus en 1915, il perdit le bras droit (la
Main coupée, 1946). Après la guerre, il multiplia et diversifia ses
activités: simultanément voyageur, traducteur, scénariste, éditeur,
conférencier, il produisit également un grand nombre d'ouvrages, parmi
lesquels nous pouvons citer la Guerre au Luxembourg (1916), Profond
aujourd'hui (1917), Au cœur du monde (1919-1922) et une Anthologie nègre
(1921). Après un séjour au Brésil, il publia avec succès l'Or (1925),
son premier roman, puis Moravagine (1926), roman surréaliste et autobiographique
sur sa vie aventureuse. Parmi ses autres œuvres en prose figurent Petits
contes nègres pour les enfants des Blancs (1929), Rhum (1930), la Vie
dangereuse (1936) et Chez l'armée anglaise (1940), ouvrage qu'il écrivit
sur sa vie de correspondant de guerre. À la fin de la Seconde Guerre
mondiale, il se retira pour se consacrer à la rédaction de plusieurs
romans, qui sont parmi ses œuvres les plus connues, l'Homme foudroyé
(1945), la Main coupée (1946), Bourlinguer (1948) et le Lotissement
du ciel (1949). Citons encore le Brésil, des hommes sont venus (1921)
et son tout dernier livre, Film sans images (1959). Ami de John DosPassos,
qui traduisit ses œuvres en anglais, Cendrars se lia également avec
Henry Miller et Henri Michaux. Commandeur de la Légion d'honneur, il
reçut la médaille militaire et obtint le grand prix littéraire de la
Ville de Paris en 1961, l'année de sa mort, survenue à Paris le 21 janvier. A l'origine n'est pas le mot, mais la phrase, une modulation. Ecoutez le chant des oiseaux!
C'est dans ce que les hommes ont de plus commun qu'ils se différencient le plus.
Je ne trempe pas ma plume dans un encrier, mais dans la vie.
La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré.
Nous sommes tous l'heure qui sonne.
Un contemplatif... oui, c'est une autre forme de l'aventure!
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