| Blake, William (1757-1827),
peintre, graveur et poète visionnaire anglais qui composa des recueils
de poèmes illustrés d'un genre unique dans la littérature anglaise.
Fils d'un bonnetier, il naquit le 28 novembre 1757 à Londres où il vécut
la plus grande partie de sa vie. Il ne fréquenta pratiquement pas l'école
mais lut énormément comme le prouve sa poésie qui laisse transparaître
l'influence de la pensée de Jakob Böhme et du swedenborgisme. Enfant,
il voulut devenir peintre et entra dans une école d'art, avant d'être
placé à quatorze ans en apprentissage chez le graveur James Basire.
Il étudia ensuite à la Royal Academy, non sans se rebeller contre les
doctrines esthétiques néoclassiques de son président sir Joshua Reynolds.
Il s'y lia d'amitié avec John Flaxman et Henry Fuseli, dont les recherches
furent d'une profonde influence sur son travail esthétique. En 1784,
Blake ouvrit son propre atelier de gravure mais après quelques années
dut le fermer, faute de rentabilité. Il n'abandonna ni l'illustration
ni la gravure ; aidé de son épouse, il imprima ses propres livres de
poésie selon le procédé de la gravure enluminée, où les textes et les
décors sont gravés à l'acide, les couleurs rajoutées à la main. Ce qui est maintenant prouvé ne fut jadis qu'imaginé.
Celui qui désire mais n'agit point engendre la pestilence.
La route de l'excès mène au palais de la sagesse.
Les prisons sont bâties avec les pierres de la Loi, les bordels avec les briques de la Religion.
Prudence est une vieille fille riche et laide courtisée par Incapacité.
Si le fou persistait dans sa folie, il deviendrait sage.
Un sot ne voit pas le même arbre qu'un sage.
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