| Barbusse, Henri (1873-1935),
romancier français, dont l'œuvre réaliste comporte un célèbre témoignage
sur les horreurs de la Grande Guerre. Après avoir publié des poèmes
et des nouvelles, il écrivit trois romans d'inspiration morale et politique
(les Suppliants, 1903 ; l'Enfer, 1908 ; Nous Autres, 1914), qui sont
le reflet de ses convictions humanitaires. Engagé volontaire au début
de la Première Guerre mondiale, il fit paraître en 1916 le Feu, journal
d'une escouade, qui lui valut immédiatement une réputation internationale
et pour lequel il obtint le prix Goncourt. Après le conflit, il se consacra
à la défense de tous les opprimés (y compris les animaux) en fondant
le groupe Clarté. Son engagement se traduisit aussi par son adhésion
au Parti communiste, en 1923, et se retrouve dans tous ses romans (Clarté,
1920 ; les Bourreaux, 1926). A l'ulcère du monde, il y a une grande cause générale: c'est l'asservissement au passé, le préjugé séculaire qui empêche de tout refaire proprement selon la raison et la morale.
Combien de crimes dont ils ont fait des vertus en les appelant nationales!
Faut tuer la guerre dans le ventre de tous les pays.
L'avenir est dans les mains des esclaves.
Le réel et le surnaturel, c'est la même chose.
On ne peut pas plus regarder face à face la destinée que le soleil et pourtant elle est grise.
Si on nous enlevait tout ce qui nous fait mal, que resterait-il?
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